fr French
ar Arabicen Englishfr Frenchde Germanht Haitian Creoleit Italianpt Portugueseru Russianes Spanish
vendredi, avril 4, 2025
AccueilFOOT - ANALYSEFootball - Analyse : Le football haïtien meurt sous les yeux complices...

Football – Analyse : Le football haïtien meurt sous les yeux complices des autorités haïtiennes

Deux ans se sont écoulés depuis qu’on a enseveli le sport numéro un des haïtiens. Les autorités du football ainsi que politique n’ont fait signe de vie pour une résurrection du ballon rond en Haïti. De plus la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), fait fi des joueurs haïtiens qui sont en train de clôturer prématurément leur carrière footballistique. Sylvio Cator, un entrepôt qui ne dit son nom, a oublié depuis quand il a accueilli ses conviés. Le Football peut-il ressusciter sur le territoire national?

Le football a été stoppé en raison du Coronavirus à maintes reprises, notamment en juillet 2021. Et c’était juste le début d’un arrêt qui pourrait être éternel. Au début de l’année, sans mesurer la crise sociopolitique qui sévit dans le pays, les membres du comité de normalisation de la FHF ont tenté de réanimer le football sur le territoire. En vain. Plusieurs dâtes ont été fixées. Des conférences, des rencontres se sont multipliées pour ne rien donner. Depuis quelques mois, la Fédération Haïtienne de Football n’a rien communiqué sur la reprise probable du championnat national. Il semble que la FHF soit fatiguée de tenter un recommence, s’en donne au championnat de vacance.

À l’autre bout, la FIFA n’a pipé mot sur l’état actuel du football local. Probablement, l’instance suprême du football mondial, ne se préoccupe plus de la carrière des joueurs haïtiens, dont deux ans sont supprimés dedans. Malgré les diverses dénonciations de certains clubs à l’encontre de la commission qui dirige la fédération haïtienne, les correspondances de certains organismes haïtiens expédiés vers la FIFA, rien ne bouge. Tout reste statique. Le comité n’a pas été blâmé voire modifié par l’organisme responsable du football mondial. Certains se questionnent si la FIFA se rappelle de la ligue haïtienne.

Et la carrière des joueurs haïtiens

 » La carrière de certains sportifs (footballeur) se clore avant même de commencer « , rigole un sportif de la D2 haïtienne d’antan à micro fermé. Beaucoup de joueurs nationaux abandonnent le football. Et ce n’est pas une information. Car il y a environ deux ans depuis que nous avons constaté certains cadres du sports devenus coiffeurs ou motards.  » Nous sommes obligés. Si non, nous resterons à la merci de nos parents « , nous ont avaient confiés ces athlètes haïtiens. Le coup de massue, il y a des joueurs qui ne reviendront pas footballeurs même si le football ressuscite en Haïti.  » M bay foutbal vag « , en raison du traitement qu’ils ont l’habitude de recevoir des mains des présidents des clubs surtout.

Pendant ce temps, Vye grann et le cimetière de Port-au-Prince se confondent. Seul les bruits des Madan sara vous fait rappler qu’il y avait un quelconque stade dans ce lieu. À l’intérieur, on ne sait comment vont les douches et les toilettes. L’accès est difficile. On ne peut pénétrer. Ce serait risqué. Toutefois les marchands, les partuculiers déposent leurs marchandises sans demander un jour si Sylvio Cator aura un autre médaille d’argent.

Jusque-là, dans la dernière adresse à la nation du Premier Ministre haïtien Ariel Henry, qui tient la tête de l’État depuis la mort de Jovenel Moïse, le football n’a même pas été mentionné. Mais les élections pour la fin de cette année. Les autorités n’ont pas manifesté aucun intérêt pour recommencer avec le football en Haïti d’après le constat de plus d’un. Ils attendent des miracles pour donner de beaux discours à la presse, comme accoutumée.

Pourtant à travers le football, les dirigeants de ce pays pourraient combattre l’insécurité. Vous y imaginez, à la place de chaque groupe gangs, une équipe de football. Exemple : Football Club Izo 5 segond, Football Club Crisla, F9 en Famille et Alliés, Football Club la vie de beaux jours, l’Equipe du peuple à la place des base de gang respectivement: Izo 5 segond, Crisla, G9 an Fanmi e Alye, Lanmò san jou, G-Pèp de T-Gabriel. Ainsi, un ballon de football remplacera chaque arme à feu.

Jusqu’à quand le football se réveillera de son sommeil mortel en Haïti ?

Carl Henry Florant/Yedasports

RELATED ARTICLES

Most Popular

Recent Comments